Léoncel et La Vacherie en1944 – Avant juin 1944

Dans le Cahier de Léoncel N° 31, un article synthétise le déroulement des événements dramatiques de 1944 dans les deux communes de Léoncel et du Chaffal.

Pour compléter cet article, le détail chronologique des événements est donné en plusieurs parutions dans le présent site. L’article ci-après présente la période préliminaire à l’été 1944, lorsque les deux communes ne sont pas encore intégrées au dispositif de la Résistance militaire ; elles sont cependant touchées par la situation de guerre.

Les informations sont présentées dans trois paragraphes.

  • Peu d’événements militaires avant l’été 1944.
  • Des exécutions à Léoncel à l’Ascension 1944.
  • Des arrivées « d’étrangers ».

L’origine des informations est précisée dans le corps du texte. Comme il n’y a pas d’ouvrage d’ensemble sur le sujet, les sources sont multiples : ouvrages publiés, ouvrages non publiés (recueils de souvenirs), entretiens avec des témoins ou des informateurs familiaux, dossiers conservés aux Archives départementales de la Drôme (ADD).

Image de titre : « Compagnie Chrétien à Léoncel – Les membres de la compagnie de Résistance Chrétien. Accroupi en seconde position à partir de la gauche, le lieutenant Marcel Chrétien. » Fonds Mémoire de la Drôme.

Peu d’évènements militaires

Maquis et répression

La création des premiers camps et maquis drômois n’a concerné ni Léoncel ni le Chaffal. En 1943, les camps sont plus près de la plaine : à l’ouest à Combovin, Peyrus, Barbières, Vaunaveys ; au nord-ouest, à Rochechinard et Oriol (montagne de Musan) ; au sud, à Omblèze et Eygluy. Le camp d’Ambel, à l’est, se rattache à l’organisation du Vercors résistant.

En 1943, les maquisards du Camp 6 (formé à Saint-Jean-en-Royans, cantonné à Laragnole sur Musan) passent quelques jours sur le territoire de Léoncel :

  • en mai 1943, lors du transfert de Laragnole à Vauneyre (Vassieux) ;
  • en septembre 1943, le C. 6 (après l’accrochage meurtrier avec des soldats italiens à Joussaud) est ramené à Saint-Jean ; les quelques maquisards restants stationnent à Léoncel : au Franc et à l’Échaillon, puis à Maniguet (à la Rivière). En décembre 43 : « Les rescapés du C.6, un temps désemparés, sans soutien, errent pendant les mauvais jours dans les gorges de Léoncel entre Maniguet, la Chèvrerie, les Riverottes. Le père François fait livrer des kilos de pain, et sans beaucoup de tickets, pour une équipe de bûcherons inexistante, par une boulangère assez complice pour ne jamais poser de questions. ». En janvier, ils sont envoyés vers l’Esparron.

[Source : ANPCV Le Vercors raconté par ceux qui l’ont vécu. Collectif :« Histoire des camps C.6, C.8 et C.11 » p. 95-114 (Léoncel cité p. 102).  Gilbert François : « Le Vercors en état de Résistance » p.119-129 (Léoncel cité p.127, extrait ci-dessus). Également Patrick Escolan – Lucien Ratel Guide mémorial du Vercors résistant Éd. Le Cherche Midi, Paris 1994. P. 60 et p. 139.]

Les occupants (Italiens puis Allemands) et l’État français (Milice et GMR) n’ont pas mené d’opérations de répression dans les deux communes. Y a-t-il eu des incursions avant juin ? Aucune trace n’a été trouvée pour l’instant.

En avril 1944, lors de l’attaque d’Omblèze par la Milice, on a une mention de la présence de GMR dans la commune du Chaffal : le 22 avril un groupe du camp Bourgeois stationné sur Musan, se rend à Omblèze : au hameau du Chaffal il constate la présence de GMR ; le 23 au petit matin, 30 maquisards conduits par le Cne Bourgeois encerclent les GMR qui se rendent : la cohabitation est cordiale pendant toute la journée ; à 14 h, les maquisards libèrent leurs prisonniers avant de rentrer à Musan.

[Source : Joseph La Picirella 1982, p. 35 ; 1991, p. 114.]

À signaler qu’un milicien, agent double surnommé Cémoi, déserteur du groupe Bourgeois de Musan, est exécuté au Moulin de la Pipe le 16 avril (ou le 19 ?) : « Il fut trouvé porteur de 40 dénonciations, dont deux visaient les curés d’Omblèze et de Léoncel, ecclésiastiques très dangereux ». Le père Allard de Léoncel aurait pu être une victime de la répression menée par l’État français.

[Source : Gazette de la Gervanne n° 154.]

Parachutages

Un terrain de parachutage est situé sur le territoire de Léoncel : terrain « Cadix » au col des Limouches (vers Mantin). Un terrain proche est à Peyrus : « Séville ». Pas de zone de parachutage sur le territoire du Chaffal. Le terrain « Banane » ou « Jouvet » à Combovin, la Chauméane, (a servi également aux compagnies de Léoncel et du col des Limouches.

[Source : ADD 132 J 6 « Parachutages ». Également Subir…mais lutter, carte des terrains de parachutage p. 88.]

Bien que les listes de terrains consultées ne le mentionnent pas, il en existait un dans la plaine de Léoncel, aux Coquins, près de La Vacherie, utilisé par les maquisards de Léoncel.

[Source : Pierre Lambert Les Lambert, chronique d’une vie familiale. P. 46 – Guy Champéroux, entretien du 9 janvier 2022.]

Ascension 1944 – Exécutions à Léoncel

Un évènement dramatique a lieu à Léoncel le 18 mai 1944, jour de l’Ascension : des maquisards de la compagnie Georges exécutent trois hommes et une femme. Une mention de cette exécution est donnée dans la Gazette de la Gervanne n° 31 (1975) : pour Henri Xueref, il s’agissait de « Quatre faux résistants dont la maîtresse de l’un d’eux, qui s’étaient livrés pour leur propre compte à des agressions et à des vols contre les cultivateurs de Barbières, Rochefort et Samson, furent exécutés dans la soirée par les FFI. ». J. La Picirella porte des notations identiques sur ces personnes.

Yves Bodin a été le jeune spectateur de l’arrestation et du transport des corps. « Les quatre » ont été arrêtés à Léoncel, très violemment, « sous les fayards » par un groupe d’hommes armés. La femme et deux hommes ont été abattus dans le bois au-dessus de l’hôtel ; le troisième a été tué vers le col de Tourniol, où il avait emmené ses gardiens, disant qu’il leur montrerait une cache d’armes : tentant de s’enfuir dans la pente, il a été abattu. Yves Bodin a un souvenir très vif de cet évènement : « Mon père, Paul Bodin, étant garde-champêtre, a dû recevoir réquisition d’aller récupérer les cadavres. Dans un premier temps, il est allé avec un traîneau à cheval, chercher les trois premiers. J’ai cette vision, j’étais au restaurant [de Paul Bodin], le cheval qui tirait le traîneau, avec les têtes derrière qui dépassaient au-dessus de la route. Il les a emmenés dans la grande écurie. Il en manquait un : mon père est parti le chercher, il a mis un bon moment à le trouver. »

Y. Bodin précise que les corps ont été enterrés dans le cimetière de Léoncel. S. Philibert a recueilli une information contraire : ils auraient été enterrés en dehors du cimetière.

Simone Cavallin se souvient bien de ces quatre personnes qui avaient la réputation de cambrioler les maisons. Sylvain Philibert a collecté le souvenir d’un incident violent dans une ferme de Barbières : « les quatre » s’introduisent dans la ferme la pensant inoccupée. Mais les enfants y sont : altercation, un des hommes tire sur les deux frères, en blesse un (gravement : le bras sera amputé) ; de colère, leur sœur jette une pierre, blesse au visage l’un des intrus ; ils s’en vont. Ils sont dénoncés (et décrits : blessure au visage et lunettes cassées pour l’un) par un responsable FFI aux maquis locaux ; d’où l’arrestation et l’exécution.

À Léoncel, sur un des corps, une personne (de Barbières ?) reconnait un pantalon lui appartenant, qui lui avait été volé.

Quelques informations sur ces quatre personnes ont été réunies par André Vincent-Beaume dans le dossier ADD J 38, informations collectées lors des recherches du Comité d’histoire de la 2e Guerre mondiale.

  • Trois personnes sont identifiées : Joséphine Heln, née en 1923 (21 ans) à Sarreguemines, bûcheronne, « faisait partie d’un groupe pillant pour son propre compte », « trouvée fusillée sur le sentier de Léoncel à Laffrey » ; René Maurice Frénois, né en 1920 (24 ans) à Romans « époux de Lisa Heln » ; René Victor Paire, né en 1925 (19 ans) à Romans, ouvrier, « pillages avec Fresnoy, Heln Joséphine et Louis sous le couvert de la Résistance ». Le troisième homme est un inconnu, bûcheron, prénommé Louis, « paraissant âgé de 40 ans », « tatoué ». Les trois noms d’homme sont suivis, sur leur fiche, de la mention « idem », sans doute pour le lieu de découverte du corps.
  • Les fiches individuelles du dossier les disent, par erreur, arrêtés à Marches où ils résidaient, mais les donnent, correctement, exécutés à Léoncel.
  • La localisation des corps sur le sentier de Laffrey correspond aux souvenirs d’Y. Bodin d’une exécution dans le bois au-dessus de l’hôtel de Léoncel (Laffrey est situé à l’ouest de Léoncel).
  • L’autorité ayant prescrit l’exécution est « la Résistance romanaise ».
Fiche d’André Vincent-Beaume sur « Louis », faux Résistant exécuté à Léoncel.
ADD 132 J 88

[Sources : Henri Xueref, Gazette de la Gervanne n° 31, 1975, p. 2. – Joseph La Picirella 1991, p. 126 – Yves Bodin Mémoires d’enfance, inédit, 2000 ; entretien du 27 août 2020 – Simone Cavallin, entretien du 21 septembre 2021 – Sylvain Philibert, communications de 17 et 19 novembre 2021 – ADD 132 J 88 : on note dans les pièces les deux orthographes : Fresnoy et Frénois – ADD 133 J 33 « Renseignements sur l’occupation de Léoncel »]

Des arrivées « d’étrangers »

Léoncel connait un « investissement pacifique », comme l’écrit Raymond Samuel, d’étrangers à la commune.

  • installation « de familles citadines privées de ressources (…) en nombre toutefois très limité (…) occupaient des maisons abandonnées (…) et vivaient généralement de l’exploitation forestière. »
  • visites de citadins à la recherche de ravitaillement à acheter dans les fermes.
  • En même temps, les bois des deux communes voient arriver des bûcherons et charbonniers, dont des travailleurs étrangers (au sens strict) requis.

[Source : Raymond Samuel dans Habitants et maquisards du Vercors. P. 183]

Réfugiés et visiteurs

Relève de cet « investissement pacifique » le repli de la famille de Léa Barraquand (veuve de Jules, propriétaire foncier et éleveur) à Léoncel en 1944, pour fuir les bombardements de Nice.  Le régisseur de Mme Barraquand, Robert Debré, était venu avec sa famille (logeant dans la maison Gresse – aujourd’hui « La Vercorelle ») : en tant que juif alsacien, il ne fuyait pas seulement les bombardements mais aussi la traque antisémite ; la plus grande discrétion a été tenue par la famille Barraquand sur la religion de la famille Debré .

[Source : Guy Champéroux Souvenirs, 1994 – Entretien du 12 mars 2022]

Ce repli de citadins a-t-il concerné La Vacherie ?

Deux colonies de vacances étaient présentes à La Vacherie : une de Portes-lès-Valence et une de Romans, « Notre Dame de Lourde ». Celle-ci fonctionne jusqu’en 1944, et a été endommagée lors du bombardement du 25 juillet : elle a sans doute été en partie incendiée le 9 août.

[Sources : ADD 500 W 24. Également Loulou Bouvier Dis, Grand-Père, c’était quoi ta colo ? Éd. Deval, Romans, 2001.]

Le Chantier de Jeunesse n° 15 de Saint-Jean-en-Royans avait installé un camp à La Vacherie, dans un lieu à déterminer, cité par Auguste Chêne : « Le 15 juillet 1943 – Au camp des Chantiers de Jeunesse, lieu-dit La Vacherie situé sur le plateau du Vercors, vers le coucher du soleil, j’apprends que je suis requis pour le STO. Je décide aussitôt de ne pas m’y rendre, mais par contre, de joindre le maquis. ».

[Source : Auguste Chêne « Du Vercors à Mauthausen » dans ANPCV Le Vercors raconté par ceux qui l’ont vécu, p.115-119.]

Bûcherons et charbonniers

Pendant la guerre, le besoin en bois augmente pour assurer le chauffage domestique et l’alimentation des moteurs à gazogène. La main d’œuvre française étant fortement réduite par la captivité en Allemagne, des étrangers sont requis par l’État français.  La Vacherie et Léoncel reçoivent des bûcherons français, mais aussi étrangers, travailleurs requis. L’exploitation consiste en abattage et carbonisation. Toutes les forêts des deux communes sont citées. Ce qui rappelle un souvenir de Jean Reynaud : « Les Eygaziers, les Chambottes, l’Écharasson, Ambel, comme aussi Musan, fumaient en permanence ; on voyait de loin de nombreuses fumées au-dessus des forêts. »

[Source : Jean Reynaud – Michel Barraquand Lente autrefois. P. 70]

Matériels à gazogène – Musée départemental de la Résistance du Vercors, Vassieux. Exposition « Routes en guerre »
On voit, dans le seau les cubes de bois utilisés dans le foyer du gazogène. On pouvait utiliser aussi du charbon de bois
(photo D. Hyenne, 2021)

Des bûcherons (réfugiés sarrois) du 352e Groupe de Travailleurs Étrangers (GTE) de Crest travaillent jusqu’à la fin de la guerre à Léoncel logeant dans une cabane, prenant les repas à l’Hôtel du Bon Air. Les chantiers sont gérés par la société Desmarais ; les conditions de vie sont mauvaises. Parmi ces travailleurs, un groupe d’antinazis allemands et autrichiens installé à Plan-de-Baix en 1941 (à Combe Large) bûcheronnant au Vellan pour la société La Mure : il est cantonné en 1942 dans la ferme du Chaffal (abandonnée en tant qu’exploitation agricole depuis la fin des années 1920).

La bûcheronne exécutée à l’Ascension 1944 est de Sarreguemines : Lorraine expulsée ?

Une compagnie d’Indochinois travaille dans les bois de Musan. « En 41-42, des Indochinois ont fait du bûcheronnage à Muzan, ils étaient 300 environ, logés dans des baraquements en toile, du genre marabout. » Les Indochinois auraient par maladresse déclenché un feu de forêt. Les conditions d’emploi étaient irréfutablement indignes : logement et habillement inadaptés, nourriture insuffisante, rétribution infime.

Des bûcherons espagnols sont cités : un Espagnol « placé au chantier de carbonisation de Léoncel s’en évade deux mois après » (début novembre 1941) ; un bûcheron espagnol est présent à la ferme du Chaffal lors de la rencontre GMR / maquisards en avril 1944 ; cinq y sont en août. Un Espagnol est installé au printemps 1944 dans la maison Pinat de la Sausse.

Des bûcherons italiens travaillent dans les bois de Comberoufle, vers les Petites et Grandes Pennes, logeant aux Grandes Pennes dans une petite maison aujourd’hui en ruines

Dans l’été 1944, Giovanni Bianchin, Italien d’origine, s’installe dans la ferme du Chaffal pour y bûcheronner avec sa famille, pour la société Alloncle de Romans. Ils faisaient du charbon dans des meules. Le 4 août, le Lt Chrétien écrit du Chaffal : « Nous tenons en résidence surveillées cinq Italiens et Italiennes et cinq Espagnols travaillant au profit de la maison « Alloncle ». Que faut-il en faire ? ».

La ferme de l’Échaillon sert au bûcheronnage : deux frères Samuel de La Charge y ont travaillé pour un employeur (qui ne les paye pas !) ; le 29 juillet, il y a trois bûcherons présents.

Des Russes, ex-prisonniers des Allemands, ont été employés, juste après la Libération.

[Sources sur le 352e GTE : Michel Wullschleger « Des antifascistes allemands et autrichiens en vallée de la Gervanne » dans Vercors de mille chemins – Figure de l’étranger en temps de guerre. Ici p. 191 et suivantes. M. Wullschleger se souvient d’être allé au Chaffal avec son père rencontrer ces bûcherons antinazis, sans comprendre leur discussion en allemand : « Otto, l’homme au bandeau sur l’œil, avait mijoté un bon repas. ». – Robert Serre : « Étrangers en surnombre : le 352e GTE de Crest (1941-1944) » dans Collectif Des indésirables – Les camps d’internement et de travail ... L’article cite des souvenirs montrant bien l’exploitation de ces ouvriers étrangers. –  Jean Sauvageon dans Subir… mais lutter p.52 : 352e GTE. – Robert Serre (communication du 7 avril 2022) signale le passage à Léoncel de Rudolph Bergholtz, Yougoslave, au parcours difficile : volontaire étranger, prisonnier en 1940, rapatrié sanitaire en 1941, détaché au 352e GTE en 1943 : il bûcheronne à Léoncel. Il s’engage dans la Cie Morin en 1944, met fin à ses jours le 17 juillet 1944.]

[Sources sur les autres bûcherons et charbonniers. Simone Cavallin, entretien du 21 septembre 2021, sur les bûcherons indochinois. –  Liêm-Khê Luguern : « Les bûcherons indochinois dans le Vercors pendant la Seconde Guerre mondiale » dans Vercors de mille chemins… P. 170 et s. P. 176 : – Adrien Rousset, communication du 2 octobre 2021 sur les bûcherons italiens de Comberoufle. – Sylvain Philibert, entretien du 8 août 2021 sur la famille Bianchin au Chaffal. – Raymond Samuel, entretien du 10 septembre 2021 sur les bûcherons russes.]

BIBLIOGRAPHIE

Ouvrages publiés

Bibliographie ne portant que sur les ouvrages cités comprenant des passages sur Léoncel et Le Chaffal.

  • Bouvier, Loulou – Dis, Grand-Père, c’était quoi ta colo ? Éd. Deval, Romans, 2001.
  • Collectif – Pour l’amour de la France – Drôme – Vercors 1940-1944, Éd. Peuple libre, Valence, 1989.
  • Collectif (ANPCV) – Le Vercors raconté par ceux qui l’ont vécu, ANPCV Grenoble 1990.
  • Collectif – Des indésirables – Les camps d’internement et de travail dans l’Ardèche et la Drôme durant la Seconde Guerre mondiale. Éd. Peuple libre et Notre Temps 1999.
  • Collectif (AERD) – La Résistance dans la Drôme, 2007, CD-Rom, 2007.
  • Collectif – Vercors de mille chemins – Figure de l’étranger en temps de guerre. CPIE Vercors – Comptoir de l’édition 2013.
  • Collectif (Rochefort-Samson Patrimoine) – 1939-1945 Drômois dans la tourmente, Éd. Peuple libre, Valence, 2015.
  • La Picirella, Joseph – Mon journal du Vercors, autoéd. 1982.
  • La Picirella, Joseph – Témoignages sur le Vercors, autoéd. 1991.
  • Lambert, Pierre – Les Lambert, chronique d’une vie familiale, Éd. Peuple libre, Valence, 2015.
  • Lassus Saint-Geniès (De), Jean-Pierre – Saint-Prix (De), Pierre – Combat pour le Vercors et les libertés, Éd. Peuple libre, Valence, 1982.
  • Micoud, Lucien – Nous étions 150 maquisards. Éd. Peuple libre, Valence, 1981.
  • Reynaud, Jean – Barraquand, Michel – Lente autrefois Éd. Bibliothèque municipale, Saint-Jean-en-Royans, 2006.
  • Samuel, Raymond – Habitants et maquisards du Vercors – Recueil de témoignages. Autoédition, 2018
  • Wyler, Christian – La longue marche de la Division 157 Éd. Grancher, Paris, 2004.

Souvenirs inédits

  • Yves Bodin Mémoires d’enfance, inédit, 2000.
  • Guy Champéroux Souvenirs 1994 ; 2021.
  • Jean et Lily Narducci Mémoire et souvenirs 1920 – 2010, inédit 2010 (communiqué par Jean-François Duvic).
  • Sylvain Philibert Le Chaffal, août 44, inédit, 2021.
  • Henri Vocel Barbières – Léoncel, aller-retour, inédit, 1998 (communiqué par Sylvain Philibert)

Entretiens et échanges

  • Avec des contemporains des faits : Yves Bodin, Simone Cavallin, Guy Champéroux, Albert Bertou Eynard, père Pierre Lambert, Raymond Samuel.
  • Avec des personnes ayant recueilli des souvenirs ou orienté les recherches : Danièle et Pierre Blanc, Yves Bodin, Jean-Louis Bodin, Jean-François Duvic, Isabelle Gachon, Roland Koch, Sylvain Philibert, Adrien Rousset, Sylvaine Roux.
  • Avec Alain Coustaury, Jean Sauvageon et Robert Serre, historiens de la Résistance drômoise ; avec Didier Croibier-Muscat, secrétaire général de l’association nationale des Pionniers et Combattants volontaires du Vercors ; et avec Céline Dumas et Maurice Bleicher du Musée de la Résistance de Vassieux.

Archives publiques

  • Archives départementales de la Drôme (ADD) : fonds André Vincent-Beaume, particulièrement.
  • Musée de la Résistance de Vassieux : communication de pièces de J. La Picirella.
  • Musée de la Résistance en ligne.

Revues

  • Le Pionnier du Vercors. Bulletin de l’ANPCV, accessible par le site internet vercors.resistance.fr
  • La Gazette de la Gervanne. Consultable aux ADD.