Marche commentée du 7 octobre 2018 – La Vacherie – Comberoufle

Au lendemain du 35e colloque des Amis de Léoncel, la marche a réuni quelques audacieux… La pluie du matin avait découragé le plus grand nombre –  et pourtant la météo avait raison : une accalmie a permis de réaliser le parcours prévu, d’apprécier sans aucune hâte les paysages de La Vacherie et de Comberoufle.

Le but de la marche était de découvrir les plus proches domaines de l’abbaye de Léoncel, autour de La Vacherie, où s’était déroulé le colloque.

C’est l’occasion pour nous d’interroger les Cahiers de Léoncel sur la Vacherie,  le devès de l’abbaye, Comberoufle. Car, quel que soit le lieu proche de Léoncel que l’on veut parcourir, on trouvera toujours une information éclairante sur le site recherché, dans un ou plusieurs Cahiers. Rappelons que le sommaire de chaque numéro est accessible dans l’onglet « Ressources », et que, pour la plupart, les numéros anciens peuvent être commandés à l’association (les numéros épuisés peuvent être consultés dans les médiathèques de la communauté d’agglomération Valence-Romans).

 Le départ s’est fait au lieu-dit « les Devès  » : souvenir du devès de l’abbaye de Léoncel, cœur de son domaine, terres réservées à l’usage exclusif des moines. Ce fut l’occasion de chercher à reconnaître sur le terrain les limites connues du devès : Péguinier, montagne de Chovet, Chasseloup, Comberoufle. Puis de rappeler nos connaissances sur La Vacherie, (à l’extrémité sud du devès) située sur un carrefour de chemins, dont ceux de la transhumance vers Ambel. « La Vacherie de Léoncel  » relevait, au spirituel, du prieuré du Chaffal – dont les ruines avaient été visitées la veille par les participants au colloque.

La marche prit le chemin de Comberoufle, ancienne voie reliant Léoncel à la vallée d’Omblèze par le col de Comberoufle. Intéressantes discussions sur la flore, malheureusement appauvrie par l’automne. Passé un défilé, apparaît le vallon caché de Comberoufle. Une montée régulière, dans les prairies puis la forêt, nous amène au col. Nous avons, avant d’entrer dans la forêt, une vue sur le village de Léoncel – bien menacé par le brouillard montant de la plaine, débordant par les pas et les cols.

Pique-nique au col de Comberoufle puis retour par le même chemin, redescendant vers Chasseloup où nous prîmes le temps d’admirer le ravin creusé par le ruisseau de Comberoufle, coulant, par le creux du Pêcher, vers la Gervanne.

Les regrets furent vifs que la marche n’ait été partagée par d’autres randonneurs : ces sites, même sous les nuées, sont très beaux, et tout chargés de la mémoire de l’abbaye de Léoncel. Les discussions furent fructueuses, portant sur l’histoire, la botanique, sinon même sur l’art culinaire : l’information, donnée la veille au colloque par Josselin Derbier, sur les fromages ad faciendam raviolas du Prieuré de Saint-Robert-de-Cornillon, a ravi tout le monde !

La Vacherie, « les Devès « 

Vue vers Léoncel. La colline de Péguinier au centre.

Le creux du Pêcher, où le ruisseau de Comberoufle coule vers la Gervanne. Un autre lieu de possessions de l’abbaye de Léoncel.

Discussion sur les différentes espèces de pins présentes dans la Drôme.

De très beaux pins sylvestres, tourmentés chaque hiver par la bise et la neige, servant d’ombrage aux troupeaux l’été.

L’entrée du vallon de Comberoufle.

Dans le vallon de Comberoufle, vue vers le nord. Le « contour de Comberoufle » a été cédé à l’abbaye en 1233 par Guigues de Suze.

Le vallon de Comberoufle, vers le sud-est.

Une salamandre dans le bois : elle est normalement nocturne, mais la pluie l’avait fait sortir en plein jour.

Bouquet de sureau hièble

Du haut du vallon, vue sur Léoncel : les nuages prennent le col de Tourniol.

Col de Comberoufle.

Rosette de vipérine. Quand la plante s’épanouira, la rosette disparaîtra.

Le ruisseau de Comberoufle est bordé de frênes, plantés pour la nourriture du bétail.

Au sortir de Comberoufle, ruine de la ferme des Coquins.

Le ravin menant le ruisseau de Comberoufle vers le creux du Pêcher, via  » Chasseloup « .

Retour par les prés de la Vacherie, ponctués de murgers.

Sur un buis, un Ephippigère.

Sur un mur , des fougères brûlées par la sécheresse de l’été : Rue des murailles et Ceterach officinal.

Retour au village : la belle croix, composée d’une partie fondue, et d’une partie forgée.

Vers l’ouest, retour du beau temps.