Sur les pas des Antonins

Les Amis de Léoncel ont organisé le samedi 18 mai une sortie dédiée au patrimoine de l’ordre des Antonins dans notre région.

On trouvera plus bas des clichés pris lors de cette sortie.

Nous avons été accompagnés tout au long de cette journée par le Président et la Vice-Présidente de l’Association Française des Amis des Antonins (AFAA). Nous avons visité successivement :

  • la chapelle de Saint-Jean-le-Fromental, sur la commune de Dionay (38). Cette chapelle, classée Monument Historique, apparaît dans les textes dès le Xe siècle. D’abord propriété des moines de Montmajour, elle est rapidement cédée aux Antonins qui la conservent jusqu’à la Révolution. La visite a été conduite par un responsable de l’association de sauvegarde de la chapelle.
  • l’ancien prieuré de Marnans, situé à quelques kilomètres au nord de Roybon (38), dont l’origine un peu confuse, remonte au XIIe siècle. Un siècle plus tard, le monastère est cédé à la Maison de L’Aumône, qui va rapidement devenir l’ordre des Antonins. Les bâtiments seront détruits par les Huguenots aux alentours de 1565. Il n’en subsiste aujourd’hui que la remarquable église romane, qui est toujours utilisée. Les latinistes ont pu déchiffrer les nombreuses pierres obituaires gravées sur les murs extérieurs de l’édifice.
  • Saint-Antoine-l’Abbaye, où nous avons bénéficié d’une visite guidée de l’église abbatiale et de son étonnant trésor, par un guide de l’Office de Tourisme et les représentants de l’AFAA. Cette église surprend par son ampleur, et elle abrite les reliques de saint Antoine le Grand, ou saint Antoine l’Égyptien.
Intérieur de la chapelle de Saint-Jean-le-Fromental
intérieur de l’église de Marnans

Entre les visites, un déjeuner a été pris en commun à l’auberge de Marnans, située juste en face de l’église.

Photos de la sortie du 18 mai 2019

Saint-Jean-le-Fromental : la chapelle, son clocher à une seule cloche, ses deux tilleuls plantés en 1731.
Saint-Jean-le-Fromental : abside de la chapelle. Saint-Jean est isolé dans la campagne, mais situé sur des voies de communications anciennes.
Saint-Jean-le-Fromental : la visite est guidée par un membre de l’association de sauvegarde de la chapelle. Succédant peut-être à un lieu de culte antique, l’édifice est cité dès 964 ; Saint-Jean Baptiste aurait fondé cette chapelle, béni les cultures (les froments) du pays et sauvé les abeilles d’une maladie.
Saint-Jean-le-Fromental : porte sur le mur sud.
Saint-Jean-le-Fromental. Décor de l’abside récemment restauré.
Saint-Jean-le-Fromental : sol carrelé du XIVe siècle. Bénitier sur un piédestal de molasse.
Saint-Jean-le-Fromental : statue de Saint-Jean : noter l’épi.
Saint-Jean-le-Fromental : peinture dévoilée par une fuite de toiture sur le mur nord de la nef. Orante non identifiée.
Marnans : façade de l’église du prieuré. Visite organisée et guidée par les responsables de l’Association française des Amis de Antonins.
Marnans : l’église est très sobre, avec quelques élégants éléments de décor, dont les colonnettes entourant porte et baies.
Marnans : l’alpha et l’oméga du porche.
Marnans : le chœur et l’abside.
Marnans : aucune colonne ne rythme la nef.
Marnans : abside et absidioles.
Marnans : la baie du chevet.
Marnans : le prieuré est resté à l’écart des routes, caché dans un vallon des balmes viennoises. Fondé au XIIe siècle, rattaché à l’ordre des Antonins au XIIIe. Seule subsiste dans son intégralité la grande église : le prieuré a été durement touché par les guerres civiles du XVIe siècle. On narre encore la « légende de Marnans  » : le baron des Adrets, dévastant les lieux, exécutant le prieur, s’aperçoit – mais trop tard – que celui-ci est son fils !
Marnans : pierre obituaire. Un ensemble de ces pierres est gravé sur les murs de l’église.
Marnans : pierre obituaire.
Saint-Antoine : montée vers l'église.
Saint-Antoine : montée vers l’église.
Saint-Antoine : visite de l’église abbatiale puis de son trésor.
Saint-Antoine : le clocher a été rétabli au XVIIe siècle. Le chevet est de la première époque de construction.
Saint-Antoine : la baie de l’entrée, vue de l’autel.
Saint-Antoine : très beaux restes de peintures, dans les chapelles.
Saint-Antoine : Dieu (ou la Trinité). Celles des sculptures du porche laissées intactes par les guerres de religion ont dû être restaurées, en raison de la fragilité de la molasse dans lesquelles elles sont taillées.
Saint-Antoine : aucun décor de fenêtre n’est semblable.
Saint-Antoine : la nef, l’abside. La construction commence à la fin du XIIIe siècle, se poursuit lentement après une longue période d’arrêt.
Saint-Antoine : les Pères au désert.
Saint-Antoine : une martyre.
Saint-Antoine : aucun vitrail n’est ancien.
Saint-Antoine : la visite est guidée par Christian Maurel, excellent connaisseur de l’église et de l’histoire des Antonins.